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Travaux de restauration du patrimoine
chanté
Quelques témoignages ...
C'est avec une grande générosité
que Jacques Bertin met son talent au service des amateurs que nous
sommes. Pour nous mettre en confiance - et à égalité -
il déclare d'emblée que nous sommes tous nuls. Ensuite,
il s'empare avec humour de nos moindres défauts pour nous mener,
avec rigueur et délicatesse, vers d'autres voies.
Comme on n'a rien sans travail,
le chanteur accompli est sans doute artisan avant d'être artiste.
Dès que l'un de nous est au micro, Jacques, en bon Maître
Ouvrier, l'observe, l'écoute, l'arrête, le reprend
lui tient la main, l'épaule, la tête, le ventre
Le ventre pour respirer, encore respirer, toujours respirer
C'est du ventre, du plus profond, que doit jaillir le chant.
Pour le public que nous sommes,
le Maître commente. Pour l'apprenti au travail, il ajuste. Recule-toi !
Articule ! N'articule pas ! Moins fort ! Plus fort !
Un demi-ton plus bas ! Encore ! Encore
Jusqu'à
ce que
ça y est, nous y sommes !
C'est là que la magie opère. D'un coup, nous acquiesçons :
oui, c'est ça, c'est bien ça
Le chanteur a trouvé
sa voix, il a touché son public. Nous sommes émus.
Ces instants, souvent très
courts, ébauches et promesses, restent pour moi les plus précieux.
Merci à toi, Jacques, pour nous avoir guidés sur ce
bout de route qu'il nous reste à suivre.
Merci à toi, Philippe, à la présence fidèle
et ô combien nécessaire, pour nous avoir soutenus sans
relâche au piano tout au long de ces trois jours. Je comprends
mieux maintenant l'importance du mot : accompagner.
Merci enfin à vous tous, les membres du groupe, pour l'écoute,
le partage et l'amitié.
Michèle
Bastard, 8 juillet 2007
Deux jours avec Jacques Bertin,
Philippe Bizais, et sept chanteurs amateurs, amoureux de chansons...
Marie Dominique, Sylvie, Jean, Olivier, Serge, Jacques, Pierre.
Non, nous n'étions pas
à la Sainte-Baume, nous étions à Montjean, à
quelques minutes de Chalonnes-sur-Loire
Nous avons chanté, mais
pas que ; nous avons pris le temps de contempler ces berges de
sable bercées par des courants inlassables ; nous avons
parlé chanson, de nous, de nos projets ; nous avons un
peu profité de ce généreux soleil de juin et
beaucoup de sa chaleur ; nous avons imaginé ces ponts
paisibles de bois et d'acier faire face à la fougue du fleuve ;
nous avons mangé sur les quais ; nous avons, plus que
souvent, monté ces quelques marches qui mènent à
la scène
Se tenir droit, rester souple
sur nos jambes, jouer à cache-cache avec une bulle de sonorité
offerte par un micro capricieux qu'il faut dompter sans cesse
Incliner la tête, écouter Philippe qui, assis derrière
son piano, est patient, attentif pour deux, pour toi, pour moi, pour
huit
La salle de 400 places est habitée par huit paires
d'yeux et d'oreilles fixées vers nous. Sous les pieds une scène
immense toute de bois vêtue. En guise de soleil, quelques projecteurs,
des néons et le cur qui bat
Trouver la bonne tonalité,
les bonnes paroles, sortir un son
Jacques est présent, disponible,
par sa voix, son regard, sa main, son bras. Quand ça ne marche
pas, quand ça ne sonne pas, quand il ne comprend pas, il le
dit et on recommence... et il prévient qu'il faudra recommencer
encore et encore
et il bat la mesure et il arpente la salle
de long en large, "plus fort", "plus vite", "c'est
ça", "non, reprends", "oui, continue"
tour à tour souriant, rassurant, un brin espiègle, la
complicité s'installe, il dit "lui" ou "elle"
en parlant de nous, il nous fait expérimenter des territoires
peu connus, nous commente un texte, nous parle d'un auteur, nous rapporte
une histoire, s'arrête sur un vers, une syllabe, un son à
tenir, un mot à crier, à hurler, reprend un couplet
en cur, appuie sur un ventre, soutient une nuque, entoure des
épaules hésitantes, s'excuse de nous faire souffrir,
est content de nous voir progresser.
Lui avoue qu'il ne pourrait supporter
la situation, nous on en redemande
rien de scientifique dans
tout ça, du bon sens, du vécu partagé, une immense
expérience offerte, les conseils de 30 ans de scène
Nous nous offrons nos chansons,
avec nos sensibilités, nos hésitations, nos tortillements,
nos engagements
de belles découvertes, de belles émotions,
et l'on vient tutoyer Ferré, Baudelaire, Caussimon, Couté
ou Vasca, que démons et merveilles, des amis qui seront toujours
Jean-Claude
Alerini 25 juin 2005
Le retour aux choses du quotidien
fut difficile. Ce coin de France qui m'est si peu connu m'a donné
grande envie d'y retourner et de m'y pencher sérieusement.
Amoureuse d'histoire et de vieilles pierres j'y ai trouvé de
quoi flâner et rêver....Quant au stage...Aïe, aïe,
aïe.....bien sûr que je m'attendais à quelque fessées...
Mais il n'y eut pas que cela, dieu merci ! De belles rencontres
avec les amoureux des mots, des découvertes de textes, des
inconditionnels du verbe, et surtout une grande bienveillance des
uns pour les autres. N'y a-t-il pas là quelques raisons de
retrouver le sourire ?
Merci Jacques pour ce formidable
investissement, cette grande patience.... et tant d'autres choses !
Merci d'être à l'origine de toutes ces rencontres. Il
y aurait et il y avait tant à dire et à échanger,
il y avait si peu de temps. Tant pis c'est ainsi, il y aura peut-être
d'autres fois... Merci aussi pour ces pistes de travail à suivre,
pour ces petits mots donnés et qui vont faire leur chemin.
Juste une chose encore : j'ai appris ce que chanter veut dire,
entendre la voix de Jacques résonner dans cette salle vide
a été pour moi un grand moment d'émotion que
je ne suis pas prête d'oublier. Merci Monsieur ;
très amicalement.
Marie Pellerin
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